#Presse : 28 startups soutenues par les SATT et issues recherche publique mobilisées contre le COVID-19

Le Réseau SATT remercie le travail et l’engagement des startups et chercheurs qui se mobilisent pour apporter des solutions concrètes et rapides pour sortir de la crise.
28 startups soutenues par les membres du Réseau SATT et exploitant des technologies de la recherche publique sont aujourd’hui mobilisées contre le COVID-19. Certaines d’entre elles travaillent sur des solutions de diagnostic, d’analyse ou de traitement du virus et des ses symptômes, d’autres sur des projets associant le traitement des données, le suivi des patients, la gestion de crise ou encore l’amélioration de la vie en confinement.
  • 24 startups mobilisées pour diagnostiquer et soigner
  • 5 startups pour faciliter la vie en période de confinement et soutenir les entreprises
  • Plus de 25 projets de maturation développés dans les 13 SATT
En cette période de crise sanitaire, les membres du Réseau SATT restent mobilisés pour assurer le meilleur service possible. Leurs équipes restent opérationnelles à distance pour continuer leurs activités de soutien à l’innovation et leurs missions au service des chercheurs, établissements, entreprises et partenaires.
 

#Presse : L’ENVT et TTT mettent en place un nouveau partenariat de valorisation

La SATT Toulouse Tech Transfer & l’École Nationale Vétérinaire de Toulouse mettent en place un nouveau partenariat de valorisation.
Pierre Dufresne, Président de la Société d’Accélération du Transfert de Technologies (SATT) Toulouse Tech Transfer (TTT), et Pierre Sans, Directeur de l’École Nationale Vétérinaire de Toulouse (ENVT), ont signé un accord de partenariat afin de valoriser les résultats de recherche de l’ENVT. Les deux organisations partagent la même volonté d’accroître l’efficacité du dispositif français de valorisation de la recherche publique.
S’unir pour l’innovation et la valorisation de la recherche
La signature de cette convention, pour une période de 5 ans, formalise une ambition partenariale partagée qui vise à accroître l’efficacité et le professionnalisme des actions des deux partenaires en matière de maturation et de valorisation conjointes de projets. Cet accord favorise la dynamique de l’investissement dans des innovations issues de l’ENVT et de leur transfert auprès de start-up ou d’entreprises françaises voire internationales.
Les deux partenaires se réjouissent de cette nouvelle forme de collaboration et entendent coordonner et développer leurs activités de valorisation des résultats de recherche des différentes unités dont l’ENVT est co-tutelle, et notamment de l’équipe de Recherche « NeoCare » : Néonatologie des Carnivores – Reproduction & Elevage.
Téléchargez le communiqué de presse dans sa totalité : ICI

#Presse : Élection du nouveau Bureau du Réseau SATT

Le conseil d’administration du Réseau SATT s’est réuni le 10 mars dernier dans le but de procéder au renouvellement de son Bureau. Élu pour un mandat d’un an, le nouveau Bureau poursuivra la dynamique engagée depuis 2014 par l’association dont l’ambition est de faciliter et d’accroître le transfert des innovations technologiques issues de la recherche académique vers les entreprises.
Le Bureau du Réseau SATT est désormais constitué de :
  • Présidente : Caroline DREYER, Présidente de Conectus
  • Secrétaire et Vice-Présidente Relations Institutionnelles : Sophie JULLIAN, Présidente de PULSALYS
  • Vice-Président Relations Industrielles : Xavier APOLINARSKI, Président de la SATT Paris-Saclay
  • Trésorier : Pierre DUFRESNE, Président de Toulouse Tech Transfer
Sa nouvelle présidente, Caroline DREYER, déploie depuis 20 ans son expertise au service de la valorisation de la recherche publique et du transfert de technologie. Elle a accompagné dès le départ le développement de Conectus, première SATT créée en France en 2012. Elle en est la Présidente depuis 2018.
« Je souhaite remercier le précédent bureau pour tout son travail au service du rayonnement et de la cohésion du Réseau SATT. Avec la nouvelle équipe, nous allons poursuivre cette trajectoire grâce à la force de notre action collective pour maximiser l’impact socio-économique des résultats de la recherche publique et favoriser la création d’emplois et la compétitivité de notre tissus industriel. Aujourd’hui face à la crise que nous traversons, cet impératif apparait encore plus clair. Ainsi, nous renforçons le Bureau pour adresser au mieux nos partenariats stratégiques avec la mise en place notamment de deux vice-présidences dédiées respectivement aux relations institutionnelles et industrielles » Caroline Dreyer, présidente du Réseau SATT.
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#Presse : Servier et le Réseau SATT signent un partenariat visant à identifier des projets thérapeutiques innovants

Le Groupe Servier et le Réseau SATT signent un partenariat d’une durée d’un an visant à identifier des opportunités thérapeutiques à un stade précoce correspondant aux domaines de Recherche de Servier : cancers, maladies cardiovasculaires, diabète, maladies immuno-inflammatoires, maladies neuropsychiatriques. La SATT Paris-Saclay est l’opérateur du partenariat pour le Réseau SATT regroupant 13 sociétés et représentant 70% des forces de la recherche publique française. Ce choix d’interlocuteur est en cohérence avec l’implantation du futur Institut de Recherche Servier Paris- Saclay à l’horizon 2022 dans le cluster d’innovations de Paris-Saclay. Ce partenariat s’inscrit dans la volonté du Groupe Servier de dynamiser ses activités de recherche et de renforcer les partenariats pour répondre aux attentes et aux besoins thérapeutiques des patients.
Le Réseau SATT s’est imposé comme un partenaire de choix pour le Groupe Servier. La moitié des investissements du Réseau SATT est déjà réalisée dans le domaine de la Santé, ce qui représente, depuis 2012, un montant de 200 M€ investis dans 900 projets de développement d’innovations en santé.
Le scouting technologique, un outil d’innovation pour répondre aux enjeux industriels
Les équipes des SATT, grâce à leur proximité avec les chercheurs, identifient des projets innovants au sein des laboratoires de recherche publique, et sélectionnent les résultats les plus prometteurs. Les projets de développement sont ensuite construits avec les chercheurs, et font l’objet d’un investissement permettant d’aboutir à une preuve du concept répondant aux attentes des industriels du secteur. Ce savoir-faire des SATT, interface privilégiée entre recherche et industrie, permettra de favoriser l’émergence d’innovations de rupture en adéquation avec les besoins de Servier.
Un partenariat stratégique pour valoriser les résultats de la recherche publique française
La collaboration permettra d’augmenter le nombre d’opportunités d’innovations thérapeutiques ou technologiques pour Servier. Elle donnera accès à Servier aux innovations de pointe issues de la Recherche française, en renforçant la valorisation du patrimoine de la Recherche des sciences de la vie en France.
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acTTTus #7 – Le coup de cœur : SerboVerb, de la recherche fondamentale en linguistique à une application mobile

SerboVerb, de la recherche fondamentale en linguistique à une application mobile
Parce que les apprenants du serbe langue étrangère sont confrontés à de réelles difficultés lorsqu’ils essaient de maîtriser la conjugaison des verbes, une équipe de linguistes du laboratoire CLLE a développé, entre 2017 et 2019, le « Bescherelle » serbe avec une base de plus de 20 000 verbes.
Une équipe de linguistes du Laboratoire CLLE (CNRS & UT2J) menée par Dejan Stosic (MCF en Sciences du langage), en partenariat avec la Faculté de Philologie de l’Université de Belgrade, a développé entre 2017 et 2019 une application web, Android et iPhone « SerboVerb » permettant d’accéder à la conjugaison des verbes en serbe. La raison en est la grande complexité de la flexion verbale en serbe et le manque d’un tel outil sur le marché.
« Au moment du démarrage du projet, aucun support de ce type n’existait sur le marché pour le serbe. D’un point de vue pédagogique, cette application est une innovation importante visant à dynamiser et à moderniser l’enseignement du serbe aux étrangers. Elle est entièrement gratuite et diffusée via Google Play, AppStore et un site dédié (https://serboverb.com). Les cibles de l’application sont des universités et écoles dans le monde entier où le serbe est enseigné comme langue étrangère, ainsi que les particuliers qui apprennent le serbe comme langue vivante », explique Dejan Stosic (MCF en Sciences du langage) – Laboratoire CLLE (UMR 5263, CNRS & UT2J).

Conjugaison du verbe žonglirati ‘jongler’

Conjugaison du verbe simulirati ‘simuler’

Qu’est-ce qu’un conjugueur ?
Un conjugueur est un programme conçu pour générer les formes fléchies d’un verbe, ou bien pour situer telle ou telle forme verbale dans le bon paradigme (ou « temps verbal »). Les conjugueurs permettent, par exemple aux apprenants ne connaissant pas la forme de l’imparfait de l’indicatif du verbe savoir, d’accéder aux formes savais, savait, savions, savaient, etc. De même, un apprenant ne connaissant pas la forme sachions pourra accéder à l’infinitif savoir et, à partir de là, trouver son sens dans le dictionnaire. Les conjugueurs sont par ailleurs souvent utilisés pour vérifier l’orthographe d’une forme verbale donnée.
Pourquoi SerboVerb ?
Le serbe est parlé par environ 9 millions de personnes, principalement en Serbie, en Bosnie-Herzégovine, en Croatie et au Monténégro. Les apprenants du serbe langue étrangère sont confrontés à de réelles difficultés lorsqu’ils essaient de maîtriser la conjugaison des verbes. Les enseignants de serbe langue étrangère sont également démunis face à ce manque.
Un tel outil pédagogique, fondamental pour l’apprentissage du serbe langue étrangère, est d’autant plus indispensable qu’il n’existait pas de manuel de conjugaison classique tel que le « Bescherelle » pour le français, ou de modules web ou bien encore d’applications pour mobiles.
L’application SerboVerb répond à un besoin socio-économique croissant d’apprentissage du serbe par des étrangers (francophones et autres), directement lié à une présence grandissante, en Serbie, à la fois d’entreprises et d’étudiants étrangers d’origines variées.
Le développement de l’application a été soutenu par la Cellule Valorisation de l’UT2J dans le cadre de l’appel à projet EPSI 2017 (Émergence de Produits et de Services Innovants issus de la Recherche) et par Toulouse Tech Transfer dans le cadre d’un programme de maturation. L’ensemble des données est hébergé sur les serveurs de la TGIR (Très Grande Infrastructure de Recherche) Huma-Num.

Conjugaison du verbe aranžirati ‘arranger’

Dans le détail, SerboVerb ce sont :
Avec une interface d’interrogation ergonomique, SerboVerb exploite une base de plus de 20 000 verbes, réguliers et irréguliers. Tout verbe est conjugué à tous les temps, personnes, nombres et genres. On retrouve également un module d’édition et de gestion des données, un module de gestion des utilisateurs, ainsi qu’un blog qui a pour vocation de devenir la vitrine du projet.
Quelle que soit la version de l’application, SerboVerb permet d’effectuer des requêtes très rapides grâce à un moteur de recherche performant, avec le remplissage automatique. D’autres développements sont envisagés dans le futur : un module dictionnaire (serbe-français et serbe-anglais), un module de prononciation des formes fléchies présentes dans la base de données, ainsi que la création de ressources pédagogiques en ligne en rapport avec l’apprentissage de la conjugaison.
Si vous souhaitez explorer plus en profondeur l’application et l’apprentissage du serbe, voici quelques verbes bien savoureux : voleti ‘aimer’, raditi ‘travailler’, pevati ‘chanter’, reći ‘dire’, jesti ‘manger’, kulirati ‘to be cool’…

acTTTus #7 – Le coup de projecteur : valorisation de la recherche publique

La recherche publique c’est votre avenir, la valorisation est là pour le construire !

Découvrez en image la vidéo produite par le Réseau C.U.R.I.E. pour la promotion de la valorisation de la recherche publique auprès d’une cible grand public.

Le Réseau C.U.R.I.E. fédère depuis 29 ans les professionnels de la valorisation, du transfert de technologie et de l’innovation issue de la recherche publique. Fort de ses 190 membres, le Réseau C.U.R.I.E. assure une mission de promotion, de développement et de professionnalisation du transfert de technologie, de savoir-faire et de compétences issus du secteur public vers le monde socio-économique. Le Réseau C.U.R.I.E. est au cœur d’un écosystème public-privé au service de la performance économique et du progrès social.
En savoir plus : Réseau C.U.R.I.E.

acTTTus #7 – Le coup de main : 1000 élèves infirmiers et infirmières formé(e)s pour mieux gérer leurs temps de travail

1000 : c’est le nombre d’élèves infirmiers et infirmières formé(e)s pour mieux gérer leurs temps de travail grâce au Serious Game CLONE développé par l’Agence Régionale de Santé (ARS) d’Occitanie et le Serious Game Research Lab d’Albi (INU Champollion).
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L’Agence Régionale de Santé (ARS) d’Occitanie et le Serious Game Research Lab d’Albi (Institut National Universitaire Jean-François Champollion) ont collaboré pour développer le Serious Game « CLONE » (Clinical Organizer Nurse Education), destiné aux élèves infirmiers et infirmières :
  • CLONE apporte une solution concrète sous la forme d’une expérience immersive et pédagogique de simulation pour la formation des futurs personnels infirmiers à l’organisation du travail dans un service clinique/hospitalier, à la gestion et à la planification des traitements d’un ensemble de patients dans la durée.
  • CLONE possède 14 scénarii possibles, pour chacun d’entre eux un briefing de la mission est fait puis l’étudiant doit agir comme s’il était un personnel infirmier dans un service de médecine générale. A la fin de la simulation une analyse est produite avec un tableau de performance ainsi qu’un débriefing personnalisé.
  • CLONE est développé depuis 2017 et a été testé par plus de 1000 élèves sur 11 Instituts de Formation en Soins Infirmiers d’Occitanie (IFSI).

Vue d’ensemble de CLONE et des patients à prendre en charge.

acTTTus # 7 – La tribune du lauréat – Marc Cousineau

A chaque nouvelle acTTTus, la parole est donnée à un lauréat des Trophées de la Valorisation de la Recherche 2019. Découvrez la tribune de Marc Cousineau, lauréat du Trophée Partenariat remarquable.

Marc Cousineau, enseignant-chercheur au Laboratoire de recherche plasma et conversion d’énergie (LAPLACE, CNRS/UT3–Paul Sabatier/Toulouse INP) et à Toulouse INP-ENSEEIHT accompagné de la marraine de la soirée Nathalie Duquesne (LIEBHERR-Aerospace Toulouse).

Laboratoire commun, une évidence pour tous les acteurs
Le projet d’élaboration de laboratoire commun (LCOM [1]) entre le laboratoire LAPLACE et la société NXP est le fruit d’une collaboration de recherche qui s’est étalée sur une période de 10 ans.
Après avoir travaillé dans cette entreprise à l’issue de ma thèse dans les années 2000 à 2003 en qualité de concepteur de circuits intégrés pour l’automobile, j’ai rejoint le LAPLACE pour y mener des activités de recherche sur le contrôle rapproché des convertisseurs de puissance. Nous avons alors maintenu des liens étroits de collaboration sur des sujets de recherche exploratoire par le biais d’encadrement de travaux de thèse.
En 2014, à l’issue d’un dépôt de brevet sur une méthode de contrôle décentralisé de convertisseurs multicellulaires [2], la SATT Toulouse Tech Transfer a accompagné mon activité par le financement d’un programme de maturation pour une montée en TRL3 [3].
Cette invention, pertinente pour adresser la problématique de sûreté de fonctionnement, a rapidement intéressé NXP pour le développement de solutions pour l’électronique des objets mobiles. Une licence d’exploitation a été signée avec l’entreprise accompagnée d’un programme de transfert de la technologie pour permettre l’élaboration d’un produit pour l’automobile. S’en est suivi des collaborations plus ciblées effectuées par le biais de stages de PFE, d’un post-doc et d’une thèse [4].
L’affinité thématique entre les activités de l’entreprise et celle du laboratoire en électronique de puissance dédiée aux systèmes embarqués a mis en évidence l’intérêt d’élargir la collaboration en associant plusieurs équipes de conception et de recherche de part et d’autre. Dès lors, l’élaboration d’un LCOM pour adresser la sûreté de fonctionnement des électroniques de véhicules autonomes est apparue l’option la plus pertinente. Le SEMA (Systèmes Embarqués pour la Mobilité Autonome) est né.
Un partenariat actif et réactif
Parmi les avantages qu’offre la structure d’un LCOM, on peut citer :
  • la rédaction commune d’une convention permettant de définir les accords relatifs à la gestion de la propriété intellectuelle pour l’ensemble des activités menées en son sein,
  • une stratégie de pérennisation de la collaboration offrant une visibilité sur le long terme,
  • une visibilité et un affichage des activités, utiles à la fois en interne pour fédérer les équipes autour de missions communes et en externe en termes de communication auprès de nos partenaires (Aerospace Valley, région Occitanie) et d’attractivité de jeunes talents.
Et surtout, sur un plan plus personnel, cette structure me permet d’amplifier, à l’image d’un effet de levier, l’activité de recherche autour d’une thématique qui m’est chère. Le rayonnement et l’affichage occasionné me permet d’attirer d’autres acteurs du domaine, chercheurs ou industriels, potentiels contributeurs de la dynamique du LCOM. Enfin, des retombées très positives, comme la création de nouvelles formations en fin de cycle d’ingénieur ou de master en lien avec les préoccupations et défis contemporains, deviennent possibles et me permettent d’impliquer très tôt de jeunes diplômés dans l’activité du LCOM.
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[1] Un LCOM est un partenariat entre une unité de recherche et une entreprise, visant à mettre en œuvre un programme de recherche. Il est caractérisé par l’existence d’une feuille de route sur 4 ans, de moyens humains, matériels, d’un volume d’activités menées en commun, de la mise en place d’une gouvernance commune, ainsi que d’une stratégie commune de valorisation du travail collaboratif.
Références :
[2] “Modular Static Converters with Parallel or Series Architecture And Decentralized Modular Control”, French Patent Pub. No. WO/2014/005973 FR 12 56408 the 4 January 2012 (Toulouse-INP/CNRS), and Int. App. No. PCT/EP2013/063784, January 2014, inventeur: Marc Cousineau.
[3] M. Cousineau, B. Cogo, « Interleaved Converter with Massive Parallelization of High Frequency GaN Switching-Cells using Decentralized Modular Analog Controller, » IEEE Energy Conversion Congress & Expo (ECCE), Montreal, Canada, Sept. 20-24, 2015.
[4] M. Mannes-Hillesheim, M. Cousineau, L. Hureau  « Reconfigurable Partial-Decentralized Control of a Multiphase Converter for Fail-Operational Automotive Processor Power Supply, » EPE-ECCE 2019, Genova, Italy, Sep 2-6, 2019.
Pour en savoir plus sur le SEMA : https://www.cnrs.fr/occitanie-ouest/actualites/article/innovation-ameliorer-la-surete-de-fonctionnement-des-electroniques-embarquees
 

acTTTus #7 – Le coup d’œil : le numérique fait exploser les dépôts de brevet en Europe

L’Office Européen des Brevets (OEB) vient de publier son dernier panorama sur 2019. Retour sur les points marquants de l’étude.
Dans un contexte mondial d’augmentation des dépôts de brevets, le vieux continent voit aujourd’hui apparaître des évolutions technologiques marquantes.
  Une forte augmentation des dépôts de brevets en Europe
Comme chaque année désormais, le nombre de brevets déposés en Europe ne cesse de croître : l’OEB a recensé 181 000 dépôts sur 2019, soit une augmentation de +4% par rapport à 2018. Les Etats-Unis dominent très largement (25% des dépôts européens), loin devant l’Allemagne (15%) et le Japon (12%).
Mais ce qui est intéressant se passe derrière : la Chine, 4ème, fait un bond de près de 30%, soit la plus forte hausse de dépôts de brevets en Europe sur 2019. La France est 5ème de ce classement, quasiment au même niveau qu’en 2018. Elle se situe juste devant la Corée du Sud, qui cristallise également la deuxième plus forte hausse, à +15%. Plus loin derrière, on constate également des hausses significatives : le Portugal (+23%) et la Suède (+8%).
Une influence montante des pays asiatiques, et tout particulièrement de la Chine, même si pour l’heure, ce sont bien les Etats-Unis qui conservent le leadership des dépôts de brevets en Europe !
  Le numérique en force
Les dépôts de brevet les plus importants et la plus forte hausse par rapport à 2018 concernent les télécoms, et tout particulièrement les communications digitales (+20%), dépassant les medtech, pourtant en tête en 2018. Autre constat, concernant la chimie : aucune thématique n’est prépondérante. On retrouve, au coude-à-coude, les biotechnologies, la pharmaceutique et la chimie fine. Dans le domaine des matériaux, notons une forte hausse des dépôts de brevets sur les composés à base métallique (+10%), et une légère baisse dans le domaine des polymères (-2%). Enfin, les dispositifs optiques et de contrôle/commande ont aussi connu une hausse significative de respectivement 7 et 8% par rapport à l’année précédente.
  Dans l’ombre des géants du numérique
Derrière tous ces chiffres, une question se pose : quelles sont ces entreprises influentes qui cherchent à protéger leurs innovations en Europe ? Leur profil tout d’abord : il s’agit majoritairement (et sans surprise) des grands groupes à 70% puis des PME/start-ups et indépendants à 20% et enfin des acteurs publics (Universités…) à 10%. Au regard de l’influence asiatique croissante évoquée plus haut, on ne sera pas surpris de voir aux trois premières places le chinois Huawei (de manière écrasante), et les coréens Samsung et LG. Derrière eux, ce sont aussi majoritairement les leaders mondiaux du numérique, de l’électronique et des télécoms : Siemens, Qualcomm, Ericsson, Philips, Sony, mais aussi General Electric, Google, Microsoft, Intel, Panasonic, Hitachi ou encore Nokia. Tous ces industriels sont positionnés dans les vingt premières places du classement.
Et sinon ? Le géant de l’aéronautique United Technologies est 4ème, le premier représentant du secteur de la chimie est BASF, le premier représentant français est académique – le CEA (30ème), et le premier industriel français est Valéo (37ème).
  Les raisons de l’explosion du numérique
Plusieurs tendances sont observées derrière les fortes augmentations constatées sur 2019.
Tout d’abord, la préparation de la 5G : les industriels sont hyperactifs dans le domaine, ce qui alimente fortement les dépôts de brevets sur les communications digitales. En tête : Huawei (Chine), Qualcomm (US), Ericsson (un européen, enfin…) ou encore Oppo (Chine).
Autre domaine en forte hausse : les technologies informatiques font l’objet de dépôts de brevets croissants en raison des besoins technologiques croissants sur les dispositifs électroniques, mais aussi en matière d’« intelligence » (apprentissage et reconnaissance automatique, Google, Bosch, Samsung et Siemens en tête), à la génération et analyse d’image (Philips, Siemens, Sony et Google en tête), ainsi qu’à la recherche de données (notamment bigdata, Microsoft et Google en tête).
La révolution numérique n’est pas un scoop. Elle a démarré depuis bien longtemps. Mais aujourd’hui, elle marque de plus en plus fort de son empreinte les dépôts de brevets en Europe. Avec un enjeu tout particulier pour les acteurs européens à suivre ce mouvement par un accroissement des dépôts de brevets.
Article rédigé par Tech Intelligence® – service d’intelligence économique de Toulouse Tech Transfer.