Imactiv-3D & Carl Zeiss S.A.S. annoncent la signature d’un partenariat stratégique

Imactiv-3D (start-up accompagnée par Toulouse Tech Transfer) la CRO innovante qui travaille à rendre les études précliniques plus prédictives avec son expertise en biologie, en imagerie 3D et en traitement d’images, vient d’annoncer la signature d’un partenariat stratégique avec le leader en imagerie 3D et microscopie Zeiss. Ce partenariat a été signé conjointement à l’acquisition et l’installation d’un microscope à feuille de lumière à la pointe de la technologie dans les laboratoires d’Imactiv-3D .
Tous les détails dans le communiqué de presse : ICI
Jean-Michel Lagarde, PDG Imactiv-3D (gauche) et Emmanuel Elias, Chef d’équipe régional des ventes Carl Zeiss SAS (droite)

acTTTus #9 – Le coup d’oeil : le doctorant, maillon essentiel de la chaine de valorisation

Au sein de leurs laboratoires, les doctorants sont au cœur des processus de recherche. La valorisation vers le monde socio-économique des résultats qu’ils contribuent à générer est un sujet qui les préoccupe de plus en plus. Coup d’œil sur les dispositifs existants qui permettent de les y aider.
L’incontournable thèse CIFRE, mais pas que…
Seulement 10% des doctorants sont en thèse CIFRE avec une entreprise. Ce dispositif permet de renforcer les échanges entre les laboratoires de recherche publique et les milieux socio-économiques, favorise l’emploi des docteurs dans les entreprises et contribue au processus français d’innovation. Bien entendu, pour ces doctorants, la valorisation de leurs travaux par leur entreprise est relativement naturelle.
Pour les 90% restants (850 doctorants en 2019 pour l’Académie de Toulouse), et en particulier ceux qui ne sont pas intégrés dans des partenariats public-privé, la valorisation de leur recherche peut paraitre plus lointaine. Il en est de même sur le sujet de la poursuite de carrière. Pourtant, 70% des docteurs feront carrière dans le privé !
Les Ecoles Doctorales jouent un rôle très important pour préparer les futurs docteurs à la vie active. Elles assurent notamment des formations transversales à visée professionnelle. Les doctorants y apprennent à mieux connaitre les entreprises, le parcours entrepreneurial, la gestion de projet, etc. Toulouse Tech Transfer intervient lors des sessions dédiées à l’innovation, au transfert de technologie, à la propriété industrielle, à la sécurité des informations ou bien encore à l’entrepreneuriat.
Pour aller plus loin, dans la démarche d’accompagnement, le programme Doc d’Occitanie est un tout récent dispositif proposé par les SATT Toulouse Tech Transfer et AxLR. Ce programme permet à des doctorants, durant leur thèse, de traiter les questions de propriété intellectuelle, d’identifier les applications possibles de leurs travaux ou bien encore, pour ceux qui ont la fibre entrepreneuriale, de préparer un projet d’entreprise pour valoriser leur thèse. Pour cette première édition, un jury d’expert a sélectionné le 8 octobre les premiers doctorants qui bénéficieront de ce soutien.
Après la thèse, l’entreprenariat ?
Selon l’enquête 2018 de l’Observatoire du Doctorat de l’UFTMIP, 3% des docteurs déclarent avoir créé leur entreprise. Cela reste faible. Pourtant, la création de startups issues de la Recherche n’a jamais été autant encouragée en France. Bpifrance et son plan DeepTech en sont la preuve. Plusieurs acteurs sont actifs sur ces sujets et peuvent aider les doctorants dans leur démarche. Les écoles des docteurs, Pépite Ecrin, le Catalyseur, l’incubateur Nubbo et, bien entendu les SATT lorsqu’il s’agit de créer une startup pour valoriser sa thèse. Au-delà de ces acteurs bien connus, il existe de nombreuses opportunités de « s’essayer » à la création d’entreprise, par exemple en participant à des startups week-end ou à des expériences de création plus orientées vers les technologies comme le Deep Tech Time.
Parce qu’il est l’avenir de la Recherche française, parce qu’il veut créer son entreprise, parce que valoriser sa recherche ou plus simplement s’intéresser aux applications de son sujet de thèse… le doctorant confirme sa place essentielle dans la chaine de la valorisation de la recherche.

acTTTus #9 – Le coup de chapeau : la deuxième vie de Nanomade Lab

Le spécialiste toulousain de la technologie tactile (capteur de pression ultra-sensible, ultra-fin et facilement intégrable sous n’importe quel matériau) relance son activité sous le nom de Nanomade Lab.
Une technologie à la pointe… mais des applications difficiles à valider
Lancée en 2009, la start-up Nanomade Concept a développé un capteur tactile de pression en nanotechnologie imprimable sur tout type de surfaces souples capable de mesurer la pression d’appui sur la surface en plus de la localisation avec une sensibilité du gramme jusqu’à plusieurs dizaines de kilogrammes.
La technologie est issue du Laboratoire de Physique et Chimie en Nano-Objet (LPCNOINSA Toulouse CNRS – Université Toulouse III – Paul Sabatier). Plusieurs brevets ont été déposés à l’international, comprenant le procédé de fabrication et le capteur. Le concept de rendre sensible au toucher et à la pression n’importe quelle surface a été distingué par de nombreux prix.
Après avoir connu un incident financier et un plan de redressement en 2015, Nanomade Concept est repartie, avec son équipe de R&D, pour de nouveaux développements avec des entreprises et également un partenariat avec le LAAS-CNRS dans le cadre d’un projet ANR. A l’issue de cette nouvelle phase de R&D, l’entreprise a certes finalisé un produit commercialisable mais était à bout de ressources. Elle a ainsi subi une liquidation judiciaire après dix années d’exercice.
Nanomade Concept est alors rachetée en octobre 2019 par le business angel Olivier de Trémaudan. Ce dernier a racheté les cinq brevets de l’entreprise et réembauché trois personnes clés de l’équipe. Cette même année, elle est classée parmi les 100 start-up les plus inventives de la French Tech par le magazine Forbes.
Relance d’activité avec un nouveau modèle économique
Après plusieurs années de travail autour de plusieurs prototypes, la société s’attaque à présent à l’industrialisation massive de sa technologie. En parallèle, elle a fait évoluer son modèle économique et commercialise, aujourd’hui, en ligne des kits de développement prêts à l’emploi. C’est le client qui réalise ses propres prototypes et qui gère l’intégration dans ses produits. Après ces phases d’essais et si le besoin est avéré chez le client, ce dernier peut revenir vers Nanomade Lab pour une personnalisation et une production en série. Les premiers marchés visés sont l’aéronautique, l’automobile, la distribution et la logistique.
« Ces quelques mois passés ont été l’occasion pour moi de révéler, voire de sublimer ce que mon intuition avait perçu dans le contexte difficile et éclair de la reprise, en effet il a fallu faire vite pour ne laisser pas disparaitre la technologie, dans ces situations là on ne peut pas se permettre de grandes analyses, l’intuition de l’entrepreneur est son meilleur et seul conseil.
  1. Une équipe formidable : au-delà de l’excellence technologique, ce sont de grands professionnels, capables de mettre leurs compétences techniques au service du marketing, du commerce et de la stratégie, c’est riche, rare et extrêmement créatif pour l’entreprise et un véritable atout pour le dirigeant que je suis.
  2. Une technologie qui n’a comme limite le défaut de sa principale qualité : celle d’avoir des applications infinies dans tous les secteurs, avec une multitude d’usages dont la plupart encore ignorés. Le défi pour nous est d’avoir une démarche stratégique et une roadmap technologique d’une extrême rigueur si on ne veut pas s’essouffler à répondre à toutes les applications. Cela crée beaucoup de frustration, mais c’est l’inexorable prix à payer pour réussir.
Nos deux principaux secteurs sont l’automobile et l’aéronautique, autant dire que la crise du Covid n’a pas été vraiment salutaire en pleine phase de relance…malgré cela, grâce à l’acharnement de l’équipe nous sommes dans notre BP. Nos perspectives et notre enthousiasme sont, quant à eux, intacts ! »
Olivier de Trémaudan – Président Nanomade Lab

acTTTus #9 – Le coup de pouce : Kaïno Security Bootcamp

Erwan Beguin, Président de Kaïno Security Bootcamp nous présente le lancement de sa start-up issue d’un projet étudiant au sein de l’INSA Toulouse.

acTTTus #9 – Le coup de pub : 8 décembre

08 décembre 2020 : Toulouse Tech Transfer organise la 2nd édition des Trophées de la Valorisation de la Recherche en Occitanie
Les chercheuses et chercheurs ou enseignants chercheurs les plus remarquables seront mis à l’honneur à l’occasion de la 2nd édition des Trophées de la Valorisation de la Recherche qui aura lieu le Mardi 08 décembre 2020.
La valorisation de la recherche, dans son acceptation large, concerne les interactions entre la recherche publique et le monde socio-économique. Elle englobe notamment la formation des jeunes personnels de recherche en lien avec des entreprises (Thèses CIFRE), les collaborations de recherche public-privé, le transfert de technologies ou encore la création de start-ups technologiques.
Les établissements universitaires de l’Académie de Toulouse ont été sollicités afin de désigner les meilleurs chercheurs-euses ou enseignants chercheurs pour cette nouvelle édition. Un jury composé d’industriels, d’investisseurs, d’accompagnateurs de start-up et de scientifiques sélectionneront prochainement 1 lauréat dans chacune des catégories suivantes :
  • Trophée Partenariat remarquable récompensera un chercheur qui s’est engagé avec une entreprise dans un travail de recherche à long terme ou disruptif.
  • Trophée Collaboration en Occitanie distinguera un chercheur qui a collaboré avec une entreprise régionale pour lui permettre d’innover.
  • Trophée Transfert de technologies mettra en lumière des résultats de recherche protégés et transférés à une entreprise qui ont permis la réalisation d’un nouveau produit, d’un nouveau service ou d’un nouveau procédé.
  • Trophée Création d’entreprise viendra gratifier l’investissement d’un chercheur dans une start-up pour valoriser les résultats de sa recherche.
  • Trophée Impact social permettra de primer un chercheur remarquable dans ses méthodes ou ses objectifs de valorisation en matière sociale et sociétale.
  • Grand Prix Marthe Condat 2020, du nom de la 1ère femme agrégée de médecine, sera décerné au chercheur particulièrement remarquable, identifié parmi les candidats toutes catégories confondues.
Cet évènement est organisé en partenariat avec l’Université Fédérale Toulouse Midi-Pyrénées et avec le soutien de la Région Occitanie.

acTTTus #9 – La tribune du lauréat – Emmanuel Lochin

A chaque nouvelle acTTTus, la parole est donnée à un lauréat des Trophées de la Valorisation de la Recherche 2019. Découvrez la tribune d’Emmanuel Lochin – Professeur – DISC – ISAE-SUPAERO, lauréat du Trophée Transfert de Technologies 2019.
De gauche à droite : l’équipe de recherche DISC (Jonathan Detchart, Jérôme Lacan et Emmanuel Lochin) et Pierre Dufresne (TTT)
L’équipe de recherche DISC a développé « TETRYS », un logiciel pour fiabiliser le streaming vidéo sur des réseaux sans fils.
A l’origine du transfert de technologies, une rencontre
Nous avons rencontré une équipe de Toulouse Tech Transfer en 2012 afin de faire le lien entre notre projet de recherche baptisé TETRYS et sa valorisation industrielle au niveau national et international. Auparavant, il n’existait pas de structure permettant la valorisation des travaux de recherche de l’ISAE-SUPAERO.
TTT nous a accompagné tout au long de ce processus. Tout d’abord en lançant un programme de maturation afin de donner une dimension industrielle à nos travaux de recherche; puis par l’embauche d’un ingénieur de valorisation. Par la suite, l’accompagnement commercial de TTT a permis de trouver de premiers potentiels intérêts par des sociétés nationales. Cette étape nous a amené à développer notre produit en fonction des besoins industriels du marché des télécommunications.
Le transfert de technologies n’est pas un long fleuve tranquille
Après la mise en œuvre de plusieurs démonstrateurs, le projet a gagné en popularité jusqu’à susciter l’intérêt outre-Atlantique. Pendant plus d’un an nous avons travaillé avec une société de diffusion américaine pour la mise en adéquation de notre solution à leurs besoins. Un membre de l’équipe avait notamment été dépêché sur place, à Boston, pour travailler avec l’équipe américaine en charge du déploiement de la solution. Malheureusement, des aléas juridiques ont conduit à la fermeture de cette société qui n’a finalement pas acquis TETRYS.
Quelques mois plus tard, un des leaders sur le marché mondial des CDN nous approchait. Nous nous sommes alors investi complètement dans cette nouvelle opportunité qui après plusieurs mois, a conduit à la signature d’une licence d’exploitation de TETRYS. Cette vente a été âprement négociée par les équipes de TTT, qui ont dû batailler plusieurs semaines avec leurs homonymes américains afin de conclure à un accord viable pour les deux parties. La technologie a été ainsi transférée, par les équipes de TTT, à un leader mondial de la distribution de contenu internet pour un montant de 1 million de dollars.
Après le transfert de technologies, la création d’une start-up
Les redevances perçues, à la suite du transfert de technologies, nous ont ensuite permis de créer la start-up SPEERYT. TTT nous a accompagné dans le lancement de la start-up, qui depuis 2018 est en charge de la valorisation de TETRYS.
Notre retour d’expérience sur la valorisation de la recherche
Cette expérience de valorisation nous a permis d’appréhender la difficulté et les barrières qu’il fallait surmonter dans la mise en production de travaux de recherche expérimentaux vers un contexte industriel. Nous avons beaucoup appris au contact de TTT et cet accompagnement nous a été très utile étant de facto, en tant qu’académique, très éloigné des problèmes relatifs à la commercialisation d’un produit.
A titre personnel, je trouve qu’il est extrêmement enrichissant de voir des travaux de recherche se concrétiser et trouver utilité dans le monde industriel. En tant que chercheur, j’ai trouvé très motivant ce travail qui a nous aidé à parcourir le chemin de la théorie vers la pratique.

TTT & H2PULSE formalisent leur partenariat : création de la start-up, licence d’exploitation et actionnariat

Pierre Dufresne, Président de la Société d’Accélération du Transfert de Technologies (SATT) Toulouse Tech Transfer (TTT), et Cyril Gagnepain, CEO de H2PULSE viennent de signer des contrats de partenariat : licence d’exploitation et actionnariat de la start-up H2PULSE. Grâce aux travaux de recherche et au savoir-faire du Laboratoire Plasma et Conversion d’Energie (LAPLACE : CNRS, Toulouse INP & l’Université Toulouse III – Paul Sabatier), H2PULSE bénéficie de l’antériorité de plus de 15 années de recherche sur l’hydrogène. La start-up favorise le déploiement de solutions industrielles pour la transition vers l’hydrogène énergie.
L’hydrogène énergie au service de la transition énergétique
L’hydrogène énergie est un vecteur énergétique propre qui permet de produire de l’électricité et/ou de la chaleur en ne rejetant que de l’eau. Avec de l’hydrogène en grande quantité, on disposerait d’une source d’énergie avec un très fort potentiel (production d’électricité et de chaleur, chaudières, voitures, trains, etc.). L’hydrogène est appelé à être un des vecteurs énergétiques majeurs de demain car il offre beaucoup de perspectives dans la lutte contre le réchauffement climatique tout en augmentant notre autonomie énergétique.
De la Plateforme Hydrogène à la start-up H2PULSE
La Plateforme Hydrogène développée à Toulouse est une plateforme dont la vocation est de réaliser des travaux de recherche sur les utilisations et la production de l’hydrogène et d’accompagner les industriels dans ce domaine.
Initiée en 2010 et gérée par le laboratoire LAPLACE, la plateforme héberge les expérimentations de trois autres laboratoires aux compétences complémentaires et partageant les mêmes tutelles : le Centre Interuniversitaire de Recherche et d’Ingénierie des Matériaux (CIRIMAT), le Laboratoire de Génie Chimique (LGC) et l’Institut de Mécanique des Fluides de Toulouse (IMFT). En 2015 débute le projet PACAERO, qui a permis de lancer de nouveaux partenariats industriels.
 « Ces dernières années, la demande industrielle dépassait de plus en plus le cadre de la recherche pure compte tenu du savoir-faire que nous avons développé depuis maintenant 20 ans autour des technologies hydrogène. La montée en puissance de la Plateforme Hydrogène a accéléré cet état de fait et il était temps d’essaimer notre savoir-faire via la création d’une start-up afin de faire face à la demande industrielle, au-delà des besoins recherche, qui va sans doute s’accroître considérablement dans les prochaines années ». Christophe Turpin – Directeur de recherche CNRS – Responsable des activités hydrogène LAPLACE – Co-fondateur H2PULSE.
H2PULSE accompagne les entreprises vers la concrétisation de leurs projets hydrogène
A l’origine de la création de la start-up, il y a la rencontre entre Christophe Turpin, expert internationalement reconnu en matière d’hydrogène énergie et Cyril Gagnepain, chef d’entreprise. Tous deux soucieux pour l’avenir de notre planète et avec une vision commune, le projet de la start-up autour de l’hydrogène est rapidement né. Après un programme de maturation et un accompagnement à la création d’entreprise opérés par les équipes de Toulouse Tech Transfer, la start-up H2PULSE a été créée afin de répondre aux besoins de synergie entre l’industrie et la recherche en matière d’hydrogène énergie.
H2PULSE accompagne les entreprises pour faciliter et assurer leurs choix stratégiques. Le périmètre s’étend de la simple idée au déploiement des solutions, et du conseil à la formation opérationnelle. Etudes sur cahier des charges, modélisation, simulation hardware et software, bancs de test sur-mesure, émulation, formation opérationnelle, maintenabilité… Tels sont les savoir-faire proposés par H2PULSE.
« A travers H2PULSE, nous souhaitons promouvoir le vecteur hydrogène car nous sommes convaincus qu’il est déjà une des cartes maitresses de notre monde décarboné de demain. Grace à la convergence « Plateforme Hydrogène – H2PULSE », nos clients ont un accès à plus de 15 ans d’expérience dans le domaine de l’hydrogène pour booster son application, ce qui est très rare. Cette collaboration a en effet peu d’équivalents en France ! Aussi, créer des emplois émanant de la recherche fondamentale sur l’hydrogène de notre pays, sera pour nous une très grande fierté. » Cyril Gagnepain – CEO H2PULSE
 Christophe Turpin & Cyril Gagnepain ©TTT
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Pour en savoir plus : H2PULSE
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