acTTTus #9 – Le coup d’oeil : le doctorant, maillon essentiel de la chaine de valorisation

Au sein de leurs laboratoires, les doctorants sont au cœur des processus de recherche. La valorisation vers le monde socio-économique des résultats qu’ils contribuent à générer est un sujet qui les préoccupe de plus en plus. Coup d’œil sur les dispositifs existants qui permettent de les y aider.
L’incontournable thèse CIFRE, mais pas que…
Seulement 10% des doctorants sont en thèse CIFRE avec une entreprise. Ce dispositif permet de renforcer les échanges entre les laboratoires de recherche publique et les milieux socio-économiques, favorise l’emploi des docteurs dans les entreprises et contribue au processus français d’innovation. Bien entendu, pour ces doctorants, la valorisation de leurs travaux par leur entreprise est relativement naturelle.
Pour les 90% restants (850 doctorants en 2019 pour l’Académie de Toulouse), et en particulier ceux qui ne sont pas intégrés dans des partenariats public-privé, la valorisation de leur recherche peut paraitre plus lointaine. Il en est de même sur le sujet de la poursuite de carrière. Pourtant, 70% des docteurs feront carrière dans le privé !
Les Ecoles Doctorales jouent un rôle très important pour préparer les futurs docteurs à la vie active. Elles assurent notamment des formations transversales à visée professionnelle. Les doctorants y apprennent à mieux connaitre les entreprises, le parcours entrepreneurial, la gestion de projet, etc. Toulouse Tech Transfer intervient lors des sessions dédiées à l’innovation, au transfert de technologie, à la propriété industrielle, à la sécurité des informations ou bien encore à l’entrepreneuriat.
Pour aller plus loin, dans la démarche d’accompagnement, le programme Doc d’Occitanie est un tout récent dispositif proposé par les SATT Toulouse Tech Transfer et AxLR. Ce programme permet à des doctorants, durant leur thèse, de traiter les questions de propriété intellectuelle, d’identifier les applications possibles de leurs travaux ou bien encore, pour ceux qui ont la fibre entrepreneuriale, de préparer un projet d’entreprise pour valoriser leur thèse. Pour cette première édition, un jury d’expert a sélectionné le 8 octobre les premiers doctorants qui bénéficieront de ce soutien.
Après la thèse, l’entreprenariat ?
Selon l’enquête 2018 de l’Observatoire du Doctorat de l’UFTMIP, 3% des docteurs déclarent avoir créé leur entreprise. Cela reste faible. Pourtant, la création de startups issues de la Recherche n’a jamais été autant encouragée en France. Bpifrance et son plan DeepTech en sont la preuve. Plusieurs acteurs sont actifs sur ces sujets et peuvent aider les doctorants dans leur démarche. Les écoles des docteurs, Pépite Ecrin, le Catalyseur, l’incubateur Nubbo et, bien entendu les SATT lorsqu’il s’agit de créer une startup pour valoriser sa thèse. Au-delà de ces acteurs bien connus, il existe de nombreuses opportunités de « s’essayer » à la création d’entreprise, par exemple en participant à des startups week-end ou à des expériences de création plus orientées vers les technologies comme le Deep Tech Time.
Parce qu’il est l’avenir de la Recherche française, parce qu’il veut créer son entreprise, parce que valoriser sa recherche ou plus simplement s’intéresser aux applications de son sujet de thèse… le doctorant confirme sa place essentielle dans la chaine de la valorisation de la recherche.