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Innov'Start(H)er

Un bootcamp pour faire émerger davantage de startups Deeptech portées par les chercheuses

Du laboratoire à l’entrepreneuriat le PUI UT Innovation et ses partenaires accompagnent les femmes de la recherche dans le passage à l’action.

Elles sont nombreuses à produire les connaissances et les innovations qui façonneront les technologies de demain, mais encore trop peu à franchir le pas de l’entrepreneuriat deeptech. Moins de 5 % des femmes seraient fondatrices ou cofondatrices de startups deeptech, alors qu’elles représentent plus de 40 % des effectifs de la recherche publique sur le territoire.
Face à ce décalage, le Pôle Universitaire d’Innovation UT Innovation et ses membres fondateurs, l’incubateur Nubbo et Toulouse Tech Transfer (TTT), lancent la deuxième édition d’ Innov’Start(H)er, un bootcamp de trois jours destiné exclusivement aux femmes de la recherche publique animé par Les Premières Occitanie.
L’objectif : révéler le potentiel entrepreneurial des chercheuses, lever les premiers freins à l’entrepreneuriat et transformer une idée issue du laboratoire en un premier projet de startup.
 

Photo de l'ensemble des partenaires Innov'Start(H)er et participantes

Faire émerger les entrepreneuses scientifiques de demain

Chercheuses, enseignantes-chercheuses, ingénieures de recherche, doctorantes, post-doctorantes, scientifiques… Innov’Start(H)er s’adresse à toutes celles qui s’interrogent sur les possibilités de valoriser autrement leurs travaux de recherche.
Le programme part d’une conviction : la création d’entreprise constitue une voie supplémentaire pour valoriser une découverte scientifique et lui donner un impact économique et sociétal.
Pendant trois jours, les participantes sont invitées à prendre le temps de sortir du cadre du laboratoire pour explorer leur potentiel entrepreneurial, confronter leur idée au marché et construire progressivement leur projet.

« En Occitanie, l’innovation scientifique s’écrit aussi au féminin. »

Dans son éditorial* consacré au programme, Carole Delga, présidente de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, souligne l’importance de créer les conditions permettant aux chercheuses de se projeter dans l’entrepreneuriat et de franchir le pas.

3 jours pour passer de la recherche à l'action

Innov’Start(H)er propose un parcours intensif articulé autour de trois étapes.

Jour 1 – « Moi & mon projet »
Les participantes explorent leur potentiel entrepreneurial, travaillent sur leur idée et identifient une première hypothèse d’application marché. Témoignages d’entrepreneuses issues de la recherche, travail sur les motivations, confiance en soi, découverte du pitch et premiers retours sur les applications possibles de leur innovation rythment cette première journée.

Jour 2 – « Cap sur mon projet »
Place à la création de valeur et à la confrontation avec le marché : proposition de valeur, business model, premiers entretiens utilisateurs, financement, temps et enjeux spécifiques des projets deeptech. Les participantes découvrent également les options et opportunités liées au statut de chercheuse entrepreneure.

Jour 3 – « En route vers les sommets ! »
La dernière journée est consacrée à la structuration du projet et à la préparation du pitch. Chaque participante présente son projet devant un jury d’expert·es et bénéficie d’un bilan et de recommandations pour poursuivre son parcours.

L’ambition n’est donc pas de former des entrepreneuses en trois jours, mais de créer le déclic et de donner à chacune les premières clés pour passer à l’étape suivante.

Lever les freins grâce au collectif

Au-delà des outils entrepreneuriaux, Innov’Start(H)er mise sur une dimension essentielle : le collectif.
Le programme permet aux participantes de rencontrer des entrepreneuses ayant elles-mêmes fait le choix de transformer leurs travaux de recherche en entreprise, mais aussi d’échanger avec des chercheuses confrontées aux mêmes interrogations.
La première édition, organisée en 2025, avait ainsi réuni une dizaine de chercheuses. Parmi les participantes, Botayna Bounor, ingénieure de recherche au LAAS et désormais CEO & Cofondatrice d’Oxyt Energy, témoigne de l’impact du programme sur son parcours :

« Innov’Start(H)er m’a offert bien plus qu’un cadre d’apprentissage : une communauté. »

Elle souligne notamment la force du collectif et l’effet miroir des entrepreneuses, qui ont constitué pour elle un véritable levier de confiance. À l’issue du programme, elle a franchi une nouvelle étape en adoptant un statut d’indépendante afin de créer son entreprise. 
Cette logique de communauté est au cœur du programme : ne pas avancer seule, pouvoir confronter son projet, tester ses hypothèses et s’inspirer de parcours concrets.

Un accompagnement au plus près des réalités de la deeptech

La spécificité d’Innov’Start(H)er tient également à la combinaison entre entrepreneuriat et enjeux propres aux technologies issues de la recherche.
Toulouse Tech Transfer et Nubbo interviennent notamment sur le dérisquage technologique, la propriété intellectuelle, les débouchés marché, le modèle économique et les premières étapes de mise sur le marché. 
Les participantes bénéficient également de témoignages d’entrepreneuses issues de la recherche parmi lesquelles Roxelane Cakir, fondatrice et CEO d’Hetwa, Karine Seymour, CEO d’AvrioMedTech lors de la précédente édition.
Cette approche permet de répondre à une question centrale pour les chercheuses : comment passer d’une innovation scientifiquement prometteuse à une proposition de valeur susceptible de rencontrer un marché ?

pictrogramme d'illustration

Un programme France 2030 inscrit dans l'écosystème UT Innovation

Cette deuxième édition est soutenue par le Pôle Universitaire d’Innovation UT Innovation, avec le pilotage de Toulouse Tech Transfer et Nubbo, et mise en œuvre avec Les Premières Occitanie. 

Doté de 7,4 millions, UT Innovation est un programme France 2030 qui associe les fondateurs et partenaires de la Comue, chef de file PUI, Toulouse Tech Transfer et Nubbo. Les PUI consacrent le rôle primordial d’un accompagnement de proximité pour renforcer le flux d’innovation, et s’appuient sur l’ensemble des initiatives, compétences, outils et acteurs de l’innovation existants à l’échelle locale pour en renforcer l’articulation. Ils accélèrent le transfert et la création de start-up et renforcent les interactions avec les entreprises. Le PUI UT Innovation participe également du développement économique du territoire et bénéficie du soutien de la Région Occitanie, spécifiquement sur cette initiative Innov’Start(H)er. 

Le PUI fédère ainsi sur l’Occitanie Ouest un écosystème académique de 15 établissements d’enseignement supérieur, 7 organismes nationaux de recherche, le CHU de Toulouse et plus de 20 clusters et pôles de compétitivité. Le PUI UT Innovation, c’est plus de 140 laboratoires de recherche, 4000 doctorants, 131 plateformes de recherche et plus de 7000 ETP recherche.